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  • Une fusée Longue Marche portant la sonde Shenzhou-8, avant son lancement en octobre, au centre de Jiuquan, province de Gansu, dans le nord-ouest de la Chine.


    Pékin va également construire une station spatiale et se doter d'un GPS indépendant.
    Plus de quarante ans après les premiers pas de Neil Armstrong sur notre satellite, un livre blanc, publié jeudi par le gouvernement chinois, confirme les ambitions spatiales de l'empire du Milieu et sa volonté de rééditer l'exploit du mythique programme Apollo. Probablement aux alentours de 2020, le document ne mentionnant aucune date précise.

    Outre la (re)conquête de l'astre sélène, ce plan à cinq ans prévoit la construction d'une station spatiale et la mise en orbite d'un système indépendant de positionnement et de navigation par satellites, à l'instar du GPS américain, du Glonass russe ou du futur Galileo européen.

    Vendredi, la presse chinoise saluait cette décision avec des titres laudateurs. «Mission sur la Lune à l'horizon», clamait en une le China Daily, pour qui ce livre blanc constitue un«pas de géant». Le Global Times insistait, de son côté, sur le fait que la Chine est en passe de «réaliser son ambition de construire une station spatiale d'ici à 2020». D'autant que le mois dernier, l'Administration nationale spatiale chinoise (CNSA) est parvenue, pour la première fois, à assembler deux modules inhabités en orbite. Par ailleurs, un laboratoire spatial pourrait être opérationnel dès 2016.

    Publié dans son intégralité par le Quotidien du peuple, ce fameux livre blanc indique que la nouvelle génération de fusées Longue Marche-5, prévue pour effectuer ces missions lunaires, «utilisera un carburant non toxique et non polluant». Selon Zhang Wei, le porte-parole de la CNSA, elles seront capables d'emporter de lourdes charges (environ 25 tonnes) dans l'espace. Le tout à partir d'une nouvelle base spatiale construite sur l'île de Hainan, dans le sud du pays.
    De plus en plus de vols habités

    Lancé au début des années 1990 grâce à des achats de technologie russe, le programme de vols habités chinois n'a cessé de monter en puissance au cours des vingt dernières années. Le 15 octobre 2003, la Chine devenait ainsi le troisième pays au monde, derrière la Russie et les États-Unis, à être capable d'envoyer un homme dans l'espace par ses propres moyens. Deux autres missions suivront, notamment en 2008 avec la sortie extra-véhiculaire dutaïkonaute Zhai Zhigang. Les sondes lunaires Chang'e, dont le deuxième exemplaire a été envoyé l'an dernier, constituent le troisième pilier d'un projet spatial considéré par les autorités de Pékin comme emblématique de la montée en puissance du pays sur la scène mondiale.
    Répercussions considérables

    Si une mission d'exploration vers la Lune n'est pas dénuée d'intérêt sur le plan scientifique (notre satellite recèle notamment de précieux indices sur l'origine et l'évolution du système solaire), il est clair qu'un succès aurait des répercussions considérables en terme d'image. D'autant que les Soviétiques ont échoué dans les années 1960 et que les Américains ont finalement renoncé à faire leur come-back, après l'annulation par Barack Obama, pour des raisons financières, du programme Constellation de la Nasa qui prévoyait l'installation de bases lunaires vers la fin de la décennie actuelle. En outre, depuis l'arrêt des navettes, les Américains sont dépendants des Soyouz russes pour faire voler leurs astronautes…

    Toute la question maintenant est de savoir si les Chinois iront au bout de leur entreprise. «Cela reste dans l'horizon des possibles, explique Isabelle Sourbès-Verger, géographe et spécialiste des politiques spatiales au CNRS. Comme toutes les puissances spatiales, les Chinois ont besoin de se fixer des objectifs ambitieux pour créer une dynamique. Comme il est exclu, pour le moment, d'aller sur Mars et que la Terre n'a qu'un seul satellite, le choix des destinations est plutôt restreint…»
     
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