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En clair, on s'enrichit en Chine, mais on entend bien sécuriser son avenir hors des frontières.

La tendance est confirmée par une étude publiée lundi et réalisée par le Rapport Hurun, dont le classement annuel des grosses fortunes fait autorité, et Bank of China. Elle montre qu'environ la moitié des Chinois fortunés -possédant plus d'un million d'euros- se préparent d'une manière ou d'une autre à émigrer. Quelque 14 % l'ont déjà fait ou ont accompli les démarches. Leur principale motivation est d'offrir une meilleure éducation à leurs enfants. Viennent ensuite d'autres raisons liées à la qualité de vie, à la pollution, aux atteintes à l'environnement, à l'insécurité alimentaire. La flambée de l'immobilier dans les grandes villes chinoises ainsi que la hausse du coût de la vie réduisent aussi l'intérêt à vivre en Chine, comparativement aux pays du «vieux monde».
Sûrs de rien

Le rapport montre aussi qu'un tiers de ces riches Chinois ont déjà investi et placé leur argent à l'étranger. Un autre tiers affirme vouloir le faire dans les trois ans qui viennent. Une forme «d'immigration par l'investissement», puisqu'un certain nombre de pays donnent leur feu vert en fonction des sommes que le candidat a investies chez eux. L'agence officielle Chine nouvelle affirmait récemment que le Canada et l'Australie restent des destinations de prédilection.

«Il est assez amusant de voir le décalage entre le discours tenu par certains Chinois et relayé par des Occidentaux béats, sur la fin de l'Occident, et le nouvel âge asiatique, commente un universitaire pékinois. Bien sûr, le dynamisme est actuellement ici. Mais les Chinois aisés, y compris les cadres du Parti, ne veulent que les grandes universités occidentales pour leurs enfants. Et ils rêvent tous d'une maison en Australie ou à Londres.» Avec l'envie de posséder des biens immobiliers dont on ne risque pas d'être exproprié arbitrairement. «Les Chinois affichent une profonde défiance dans l'avenir de leur pays, ce qui va à contre-courant de certaines idées reçues, poursuit le même intellectuel. Ils ne sont sûrs de rien, ni pour eux ni pour leurs biens.»

La classe moyenne chinoise semble largement partager ces aspirations. Lundi, sur Weibo -le Twitter chinois-, une majorité d'internautes ne critiquaient pas la soif d'horizons étrangers de leurs riches concitoyens. Ils étaient nombreux à confesser qu'ils feraient de même, s'ils en avaient les moyens.
 
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