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Les autorités du Xinjiang (nord-ouest de la Chine) ont prononcé à la mi-octobre douze condamnations à la peine de mort après les troubles ayant secoué Urumqi, la capitale de la province, le 5 juillet. Au moins cent quatre-vingt-dix-sept personnes avaient été tuées, selon un bilan officiel, pour la plupart des Hans – la principale ethnie en Chine mais minoritaire au Xinjiang, où les Ouïgours musulmans et turcophones sont majoritaires. "Selon les informations dont nous disposons, plus de dix mille Ouïgours ont été arrêtés et emprisonnés entre le 5 juillet et le 1er octobre. Mais combien sont morts ou ont été tués ? Combien sont encore en prison ? Personne ne le sait", a déploré Mme Kadeer. La dissidente vit en exil aux Etats-Unis depuis sa libération d'une prison chinoise, en 2005, et milite pour les droits des Ouïgours, dénonçant la "répression" de leur culture.

L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW), située à New York, a estimé qu'au moins quarante-trois Ouïgours, dont des enfants, étaient portés disparus depuis les troubles, mais précise qu'il ne s'agit que de la "pointe émergée de l'iceberg". L'ONG, qui cite des témoins, affirme que des arrestations sommaires, sans mandat ni explications, ont eu lieu après les incidents violents.
Les chiffres officiels sur le nombre d'arrestations sont confus, mais ils suggèrent qu'un millier de personnes au moins ont été interpellées.


"Nous voulons parler avec le gouvernement chinois, a toutefois répété Mme Kadeer, expliquant lui avoir écrit en ce sens. Il devrait nous accorder une autonomie (...), mais il détruit notre nation, notre éducation, notre religion, notre liberté d'expression", a-t-elle fustigé. Le gouvernement chinois a protesté mardi contre sa visite dans l'archipel auprès des autorités japonaises.
 
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