
Une deuxième vague de condamnations a été prononcée jeudi matin à Urumqi, la capitale du Xinjiang. Selon l'agence officielle chinoise « Chine nouvelle », six nouvelles condamnations à mort ont été prononcées dont trois pourraient être assorties d'un sursis de deux ans et transformées en prison à vie en cas de bonne conduite. Les accusés étaient poursuivis pour homicide, vol et vandalisme.
Le tribunal d'Urumqi, qui fonctionne à plein régime dans une ville étroitement contrôlée par la police armée, a déjà prononcé depuis le début de cette semaine douze condamnations à mort, et quelques condamnations à de longues peines de prison.
Ces verdicts sans complaisance, quelques mois après les émeutes qui ont fait environ 200 morts dans la capitale du Xinjiang, la province musulmane de l'ouest de la Chine, traduisent bien la volonté du gouvernement de sanctionner toute agitation à caractère ethnique.
La totalité des personnes condamnées depuis le début de la semaine sont d'origine ouïghoure, comme l'indique leur nom, même si les autorités refusent de le confirmer.
Des sentences très lourdes, qui font réagir les organisations de défense des droits de l'homme. « Pour le peuple ouïghour c'est un triste jour et cela va encore accentuer la colère de cette population » a déclaré la représentante de cette communauté aux Etats-Unis. La France, elle, a déploré l'absence d'observateur européen à ces procès.
Source:
http://www.rfi.fr/actufr/articles/118/article_85652.asp