
La sous-évaluation du renminbi, autre appellation du yuan, de l'ordre de 40 % par rapport à ce que devrait être son cours, est régulièrement dénoncée par Washington, par le Fonds monétaire international et par les Européens. Tous l'accusent de creuser les déséquilibres internationaux. Mais elle permet à la Chine d'exporter plus et de faire tourner ses usines. C'est pourquoi Pékin fait la sourde oreille, même s'il promet de temps à autre des assouplissements allant dans le sens d'une appréciation.
En réalité, la Chine tient les États-Unis dans sa main avec ses 2 000 milliards de réserves de change dont une bonne partie est placée en bons du Trésor américain. Et s'ils ne semblent pas pressés de détrôner le dollar, les dirigeants chinois multiplient les initiatives pour accroître l'utilisation de leur monnaie dans les échanges commerciaux : émissions de titres d'État à Hongkong, fin septembre, accords de crédits croisés avec la Corée, la Malaisie, l'Indonésie… La Russie, qui doit signer un accord de 5,5 milliards de dollars cette semaine, veut utiliser plus de roubles et de yuans et le Brésil souhaite désormais des échanges en monnaies locales. Pékin affirme qu'il est trop tôt pour faire de sa monnaie une monnaie internationale, mais fait tout pour lui préparer le terrain.
Source:
http://www.lefigaro.fr/tauxetdevises/2009/10/31/04004-20091031ARTFIG00045-de-la-chine-a-l-or-noir-les-perils-qui-menacent-le-billet-vert-.php