
Le magnat des médias Rupert Murdoch et le président chinois Hu Jintao, le 9 octobre 2009 à Pékin
"Les groupes de médias et de divertissement chinois ont une formidable opportunité d'étendre leur influence et leur chiffre d'affaires à l'international", a relevé le patron du groupe News Corporation, dans un discours prononcé à l'occasion du Sommet mondial des médias organisé à Pékin par l'agence officielle Chine Nouvelle.
"Il y a en Chine des groupes de médias intéressants qui se développent, mais en raison du piratage il leur sera difficile de générer des profits chez ceux qui alimenteront leur croissance à l'étranger", a-t-il affirmé.
Un autre écueil, selon M. Murdoch, est l'absence de concurrence.
"Ils opèrent sur un marché protégé et par conséquent ils ne sont pas exposés à la concurrence qui les préparerait aux rigueurs du marché mondial", a-t-il affirmé.
"C'est la Chine qui en dernier ressort décidera de son sort mais si elle n'ouvre pas la porte numérique, elle ratera des opportunités et ne pourra réaliser tout son potentiel", a jugé Rupert Murdoch.
Pékin a un ambitieux programme d'expansion internationale de ses médias, contrôlés par l'Etat communiste, pour promouvoir l'image de la Chine à l'étranger.
Il y a quelques mois, le quotidien hongkongais South China Morning Post avait affirmé que Pékin était prêt à mettre 45 milliards de yuans (4,5 milliards d'euros) dans le développement de ses médias à l'étranger, un montant qui n'a pas pu être confirmé de source chinoise.
De son côté, le président chinois Hu Jintao s'est engagé vendredi à l'occasion du sommet à respecter et protéger les "droits légitimes et intérêts des médias étrangers et à continuer à faciliter leur couverture de la Chine dans le cadre de la loi".
Il y a plus d'une semaine, des journalistes étrangers s'étaient plaints des conditions particulièrement chaotiques dans lesquelles avaient été accordées les accréditations pour couvrir les festivités des 60 ans du régime communiste.