Les ministres des Finances du G7 confrontés au casse-tête du yuan
5 octobre 2009 - agefi.fr
Le communiqué a salué l'engagement de la Chine à s'orienter vers une plus grande flexibilité de sa monnaie.
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Les ministres des Finances du G7 confrontés au casse-tête du yuan
5 octobre 2009 - agefi.fr
Le communiqué a salué l'engagement de la Chine à s'orienter vers une plus grande flexibilité de sa monnaie.
![]() Par la rédaction le 05/10/2009
Le communiqué final maintient le ton modéré sur la devise chinoise, et oublie la chute du dollar SUR LE MÊME SUJET Réunis en marge de la réunion annuelle du FMI à Istanbul, les ministres des Finances et présidents des banques centrales du G7 n’auront pas réussi à trouver leurs marques à l’image du communiqué sur les changes. La déclaration finale est pratiquement identique à celle diffusée après leur dernière réunion, en avril. «Une instabilité excessive et des mouvements désordonnés au niveau des taux de change ont des implications négatives pour l'économie et la stabilité financière. Nous continuons de surveiller de près les marchés des changes et de coopérer lorsque cela s'impose», peut-on lire. Le communiqué a, également, salué l'engagement de la Chine à s'orienter vers une plus grande flexibilité de sa monnaie. Certains pays européens souhaitaient modifier la déclaration du G7 sur les devises afin de refléter leurs inquiétudes concernant une appréciation de l'euro. Au final ils ont maintenu le ton modéré adopté en février envers le yuan chinois. Le G7 «ne s'immiscera pas dans la tendance baissière de fond du dollar», résume pour Reuters, Chris Turner (ING), anticipant un dollar tombant à 1,55 par euro d'ici la fin de l'année contre 1,45 actuellement. Les pays du G7 redoutent qu'un yuan sous-évalué encourage les exportations chinoises aux dépens de celles du groupe et contribue à un déséquilibre de l'économie mondiale. Toutefois, pour Christine Lagarde, «ce qui me frappe vraiment, c'est le changement de discours et, je suppose, de politique économique de la Chine», a-t-elle observé. «C'est la première fois que j'entends les Chinois confirmer à la fois une prévision de croissance de 8% en 2009 et 2010 et répéter à plusieurs reprises que c'est le développement humain et social qu'ils veulent placer au coeur de la politique économique de la Chine en parlant très précisément d'un certain nombre de sujets, sécurité sociale, retraites, consommation, infrastructures et développement de politiques économiques internes qui correspondent» aux appels à la rectification des déséquilibres. Elle a souligné que les déclarations provenant de la Chine sur ces sujets étaient «vraiment concrètes et précises». «(Ces politiques) auront sans doute un impact sur les taux de change», a-t-elle encore déclaré. |