
Les deux hommes sont en outre tombés d'accord pour relancer les relations entre Paris et Pékin après le coup de froid de 2008, ce qui se traduira par plusieurs visites ministérielles dans les prochains mois.
Puis Hu Jintao devrait se rendre en France l'an prochain et Nicolas Sarkozy en Chine à l'occasion de l'exposition universelle de Shanghai, qui débute en mai, a-t-on ajouté de même source.
Cet entretien d'un peu plus d'une heure est intervenu peu après l'arrivée du président français à New York, où il doit assister jusqu'à jeudi à des conférences consacrées à la lutte contre le réchauffement climatique ou contre la prolifération nucléaire ainsi qu'à la session d'ouverture de l'assemblée générale annuelle de l'Onu.
Il se rendra ensuite à Pittsburgh, où se tient jeudi et vendredi le troisième sommet du G20 en l'espace de moins d'un an.
Ce sommet a figuré en bonne place dans les discussions avec Hu Jintao qui, selon l'Elysée, a approuvé les projets de renforcement de la régulation financière, y compris sur le "sujet chaud" que constituent les bonus des traders.
Le président chinois a apporté son "soutien à la réforme des bonus telle qu'elle est actuellement négociée au sein du Conseil de stabilité financière, de la même façon qu'il soutient l'ensemble des réformes des règles que nous souhaitons voir mises en place," a ajouté la présidence française.
TRAVAILLER ENSEMBLE
S'agissant de la réforme du FMI esquissée lors du dernier G20 de Londres, Nicolas Sarkozy a souligné qu'il souhaitait la voir menée à son terme dans les temps, c'est-à-dire avant janvier 2011, et qu'il était favorable à une augmentation de la quote-part de la Chine, qu'il juge sous-représentée dans les instances du Fonds.
"C'est un sujet où nous pouvons bien travailler ensemble et qui est important pour la Chine mais aussi pour la France", qui souhaite des responsabilités accrues pour le FMI dans le suivi de l'économie mondiale, a-t-on indiqué de même source.
Nicolas Sarkozy et Hu Jintao, qui se sont rencontrés à l'hôtel de la délégation chinoise, ont également discuté des négociations climatiques en vue du sommet de Copenhague en décembre et du programme nucléaire iranien.
S'agissant des relations bilatérales, qui avaient souffert l'an passé des incidents ayant marqué le passage à Paris de la flamme olympique des Jeux de Pékin puis de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le dalai lama, chef spirituel des Tibétains en exil, Paris considère qu'elles sont à nouveau sur les rails et peuvent repartir "à la vitesse du TGV".
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, sera à Pékin fin octobre pour discuter des suites de Pittsburgh et de dossiers bilatéraux, puis ce sera au tour du ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo de s'y rendre en novembre pour discuter des progrès réalisé vers Copenhague.
Le Premier ministre François Fillon y est attendu pour la mi-décembre alors que, dans l'autre sens, la France accueillera une mission ministérielle d'investissement et d'achat.
Outre sa participation à un mini-sommet sur le climat organisé par le secrétaire général de l'Onu, Nicolas Sarkozy aura mardi un entretien bilatéral avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Source:
http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-france-soutient-l-augmentation-du-poids-de-la-chine-au-fmi_789222.html