
Des sanctions et des peines très lourdes sont attendues contre des suspects comme l'avaient demandé les autorités régionales.
Quelques jours seulement après les premières arrestations de suspects d'agression à la seringue, les premiers jugements ont été prononcés à Urumqi, la capitale du Xinjiang. Des procédures très expéditives, et des jugements très lourds, comme promis par les autorités.
Le premier jugement prononcé samedi est exemplaire : un étudiant de 19 ans, reconnu coupable par ses juges d'avoir agressé une femme sur un marché de la ville avec une seringue contenant une substance dangereuse, a été condamné à 15 ans de prison. Le condamné a aussitôt affirmé son innocence et annoncé qu'il fera appel.
Sanctions lourdes
D'autres procès se sont succédés samedi, avec encore des peines allant de 7 à 10 ans de prison pour de simples menaces d'agression à la seringue, sans produit toxique. Des procédures qui se sont déroulées en quelques heures, en présence des familles des victimes et des accusés. La presse n'était pas autorisée.
Ce sont les premiers jugements d’une grande série, au cours desquels on peut s'attendre à des sanctions très dures contre des suspects, tous Ouïghours, auxquels les autorités reprochent d'avoir déclenché récemment une campagne de terreur contre la population han.
Les membres de cette ethnie, très largement majoritaire en Chine, avaient alors organisé des manifestations violentes et obtenu le limogeage de plusieurs dirigeants locaux, jugés trop laxistes vis-à-vis de cette minorité ouïghoure.
Source:
http://www.rfi.fr/actufr/articles/117/article_84624.asp