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  • Tibet : la province qui fait rêver les Chinois (25 juin 2009 - lalsace.fr)
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  • Tir d'une fusée nord-coréenne : les USA veulent une "réponse forte" de l'ONU (6 avril 2009 - Le Nouvel Observateur)
  • Il faut espérer que les menaces d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) de s'en prendre aux intérêts chinois en Afrique du Nord pour venger les musulmans du Xinjiang ne seront pas suivies d'effet. Elles sont prises très au sérieux à Pékin et témoignent d'un phénomène inédit : la Chine est soudain devenue une cible du terrorisme islamique au même titre que les pays occidentaux.

    Des attentats ont déjà été perpétrés contre des Chinois au Pakistan, au Yémen
    et même récemment en Algérie, mais c'est la première fois qu'une organisation
    liée à al-Qaida s'en prend nommément à Pékin et dénonce la répression
    de la minorité musulmane en Chine.

    La Chine accuse depuis longtemps al-Qaida d'être à l'origine de l'irrédentisme ouïgour, exagérant sans doute l'influence externe sur la situation au Xinjiang. Elle a fait inscrire le Mouvement islamique du Turkestan oriental (Etim) sur les listes d'organisations terroristes. Les menaces récentes vont l'encourager à poursuivre dans cette voie.

    Mais l'internationalisation de la cause des Ouïgours dépasse la mouvance djihadiste et touche des musulmans plus modérés. Le gouvernement turc, toujours prompt à défendre les populations turcophones au-delà de ses frontières, a ainsi pris fait et cause pour les Ouïgours. Bien placé pour connaître le poids du mot « génocide », le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, n'a pas hésité à l'employer pourdénoncer le comportement des autorités chinoises dans le Xinjiang.

    L'outrance de cette réaction relève de la politique intérieure turque, le parti d'Erdogan ayant à cœur de rappeler à ses fidèles ses racines islamistes. Elle relève aussi de la tentation du panturquisme, ce rêve d'une zone d'influence élargie, qui transcende le Parti de la justice et du développement (AKP).

    Pour Pékin, c'est une rivalité qui se dessine avec Ankara en Asie centrale, dans tous ces pays riches en matières premières qui abritent des populations turcophones comme le Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Kirghizstan et le Kazakhstan.

    En brandissant leur propre menace, les djihadistes maghrébins rappellent que la percée chinoise en Afrique n'est pas sans risques. De plus en plus présents sur les cinq continents, les Chinois ne peuvent plus se considérer différents et étrangers aux conflits des autres. La diplomatie de Pékin devra en tirer les conséquences et faire front dans la lutte commune contre l'islam radical.
     
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