
L'appareil sécuritaire a été mobilisé de crainte que certains ne commémorent la répression sanglante des manifestations estudiantines, dans la nuit du 3 au 4 juin 1989.
L'écrasement de la "rébellion contre-révolutionnaire", restée taboue en Chine, a fait de 241 morts à plusieurs milliers, selon les sources.
La place Tiananmen, coeur du pouvoir en Chine communiste que les étudiants avaient occupée pendant sept semaines, est l'une des places les plus surveillées au monde. Mais lundi les contrôles étaient particulièrement drastiques.
Aux abords de Tiananmen, des membres de la sécurité arrêtaient des groupes de piétons, leur posant des questions et inspectant leurs sacs.
La police a demandé à une équipe de la télévision espagnole TVE de quitter la place. "Ils nous ont dit qu'on ne pouvait interviewer personne ni filmer et qu'on devait partir", a déclaré à l'AFP Rosa Mollo, chef du bureau de TVE à Pékin.
La semaine dernière, l'AFP-vidéo avait pu filmer librement sur la place Tiananmen.
Lundi, la police a demandé à vérifier les papiers d'un journaliste de l'AFP et expliqué qu'aucune interview sur la place n'était autorisée.
A un moment, une vingtaine de soldats armés de fusils automatiques sont entrés sur la place.
Des dizaines de policiers et autres membres de la sécurité patrouillaient à pied ou en véhicule la plus vaste esplanade du monde, où des touristes chinois prenaient des photos de Mao Zedong, dont le portrait veille sur la place depuis l'entrée de la Cité interdite, au nord.
"Il y a un changement, c'est sensible", a déclaré un agent de la circulation à l'une des intersections menant à la place.
La sécurité a aussi été notablement renforcée dans les rues adjacentes où l'essentiel des violences a eu lieu il y a 20 ans.
Des dizaines de véhicules de police étaient garés dans des ruelles tandis que des groupes de policiers en uniforme et en civil parcouraient les rues.
Source:
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/090601085534.3kk4pjsp.htm