
La Chine a contraint les catholiques romains à couper les liens avec le Vatican en 1951, peu après que le Parti communiste, officiellement athée, eut pris le pouvoir. Le culte n'est autorisé que dans les Eglises bénéficiant du soutien de l'Etat, qui reconnaissent le pape comme leur chef spirituel, mais nomment leurs propres prêtres et évêques.
Plusieurs millions de Chinois appartiennent toutefois à des congrégations non officielles qui sont fidèles à Rome.
Benoît XVI a fait de l'amélioration des relations avec Pékin, souvent tendues, une des priorités de son pontificat, et il cherche à unifier les croyants de ce pays.
Le 30 juin 2007, le souverain pontife a adressé une lettre à tous les catholiques de Chine, invitant ceux de l'Eglise officielle et de l'Eglise clandestine à la réconciliation et à l'unité, sous l'autorité de Rome. Estimant un accord possible sur sa prérogative pour nommer les évêques, il a souhaité une "normalisation" des relations entre le Vatican et Pékin.
Lors d'une visite à Cassino, dans le sud de l'Italie, dimanche, le souverain pontife a affirmé que ses pensées allaient à tous les Chinois.
"En particulier, je salue avec beaucoup d'amour les catholiques de Chine et je les exhorte à renouveler aujourd'hui leur profession de foi dans le Christ et fidélité au successeur de Pierre (le pape)", a souligné Benoît XVI.
Le Vatican prévoit de publier un nouveau document, après la lettre envoyée en 2007.
Ce document, rédigé dans un format questions-réponses comme le catéchisme de l'Eglise catholique, va résumer et commenter le contenu de la lettre du pape pour la rendre plus accessible, a annoncé samedi le Vatican, qui prévoit de le publier sur son site Internet en anglais et en chinois.
Source:
http://fr.news.yahoo.com/3/20090524/twl-vatican-pape-chine-2f4e741.html