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Articles précédents sur le même thème
  • Un site Internet chinois vend de faux diplômes français (30 avril 2009 - Le Figaro)
  • En Chine, un faux diplôme coûte 20 € (22 avril 2009 - Ouest France)
  • Trafic de diplômes à Toulon: "impossible", selon le directeur de l'IAE (16 avril 2009 - Le Nouvel Observateur)
  • Vaste trafic de diplômes français (15 avril 2009 - Le Monde)
  • Dans les écoles chinoises, des kilomètres à la gloire du pays (22 novembre 2008 - Aujourd'hui la Chine)
  • Ouverture à Beijing d'un séminaire d'enseignants de français de Chine (7 novembre 2008 - Xinhua)
  • Les étudiants diplômés donnent la préférence aux entreprises nationales dans la recherche d'emplois (12 septembre 2008 - Le Quotidien du Peuple)
  • Chine, c’est le moment d’y aller (8 septembre 2008 - e-orientations.com)
  • Dans quel contexte intervient la découverte de ce site Internet ?

    C’est une sorte de contre-attaque qu’a lancée l’université de Sud-Toulon-Var. Celle-ci vient de révéler, mardi 28 avril, l’existence d’un site chinois suspecté de vendre des diplômes contrefaits des universités de Franche-Comté, Paris III, Paris IV, Paris VII, Paris-Descartes, Aix-Marseille I et II, et Bordeaux IV. Il y a deux semaines, cette même université était visée par une accusation de trafic de diplômes (lire La Croix du 17 avril). Cette révélation a abouti à une enquête interne commanditée par Valérie Pécresse.

    Le site Internet chinois, à l’adresse www.france163.com, offre de délivrer de faux diplômes de licence et de master pour 1 000 yuans, soit 122 €. « Face à de tels faits, susceptibles de nuire à la réputation des universités françaises », l’université de Toulon a aussitôt alerté les établissements concernés pour leur permettre de « défendre au mieux les intérêts de leur institution ».
    Les universités peuvent-elles distinguer un vrai diplôme d’un faux ?

    Celles qui sont directement touchées par ces falsifications peuvent sans peine se rendre compte qu’il s’agit d’une copie. Le diplôme en ligne de Paris-Descartes, par exemple, porte la signature du président de Paris IV, ou encore celle d’un recteur qui n’est plus en fonction. Toutefois, « malgré l’aspect grossier du faux, nous craignons que cela nous porte préjudice, explique Axel Kahn, président de l’université Paris-Descartes.

    En effet, ces faux diplômes peuvent être utilisés par un étudiant chinois qui étudie ailleurs qu’en France, dans une université qui ne va pas forcément vérifier leur authenticité. L’établissement pourra alors penser que c’est notre université qui a délivré ce document à un étudiant n’ayant ni les compétences, ni les connaissances correspondantes ». De telles pratiques risquent ainsi d’écorner l’image d’universités réputées en dévaluant le niveau de leurs diplômes.
    Comment éviter ce type de pratiques frauduleuses ?

    Depuis mercredi 29 avril, le ministère de l’enseignement supérieur mène une enquête en Chine, par le biais de l’ambassade, pour vérifier dans un premier temps le contenu du site et son origine. Quant aux universités concernées, la plupart attendent d’être plus informées pour réagir ou lancer des procédures. Celle de Paris-Descartes a d’emblée décidé de porter plainte. « Nos enseignants ne sont pas impliqués mais victimes, souligne Axel Kahn.

    Hormis le dépôt d’une plainte, nous demandons une étude juridique pour savoir comment ce site est susceptible d’être fermé. » Le dirigeant de Paris-Descartes a par ailleurs convoqué la Conférence des présidents d’université (CPU) pour discuter des moyens de renforcer la sécurité dans la délivrance des diplômes.
     
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