
La visite, à l'invitation de son homologue Wen Jiabao, aura lieu les 29 et 30 avril, a précisé le ministère dans un communiqué sur son site internet.
La Chine avait fait part jeudi de sa "profonde préoccupation" et de son "mécontentement", après l'offrande, par le Premier ministre conservateur japonais, d'une plante traditionnelle à ce sanctuaire shintoïste, qui honore entre autres des criminels de la Seconde guerre mondiale.
Le ministère japonais des Affaires étrangères avait néanmoins assuré que Taro Aso se rendrait bien en Chine la semaine prochaine, affirmant aussi que l'offrande n'aurait pas de conséquence sur les relations bilatérales.
La réputation sulfureuse du sanctuaire vient du fait que les noms de 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés à la fin de la Seconde Guerre mondiale y ont été secrètement ajoutés en 1978 à ceux des 2,5 millions de soldats tombés au champ d'honneur pour le Japon.
Comme ses deux prédécesseurs immédiats --Shinzo Abe et Yasuo Fukuda-- M. Aso, arrivé au pouvoir en septembre et connu pour ses idées nationalistes, s'est gardé de visiter ce lieu de culte.
Un responsable des questions chinoises au ministère des Affaires étrangères japonais avait mis l'accent jeudi sur la différence entre une simple offrande et une visite au sanctuaire, en reconnaissant qu'il "y avait eu des moments où les visites à ce sanctuaire avaient affecté les relations avec la Chine".
Mais "les dirigeants des deux pays se sont mis d'accord pour se rendre visite mutuellement chaque année", avait-il rappelé sous couvert de l'anonymat, à l'AFP.
Les pélerinages au Yasukuni du Premier ministre Junichiro Koizumi entre 2001 et 2006 notamment avaient empoisonné les relations entre le Japon et ses voisins chinois et coréens qui y voyaient une glorification du militarisme nippon dont ils ont été les victimes.
En réaction, la Chine avait gelé tout contact à haut niveau avec son voisin.
L'occupation japonaise d'une partie de la Chine dans les années 30 et 40 et les atrocités commises par les troupes nippones continuent à hanter les relations entre les deux pays et à être présentes dans le champ politique et culturel chinois.
Source:
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/090424063915.1ey6qkwd.htm