M. Raffarin, arrivé avec une délégation d'une dizaine de grosses entreprises françaises pour un colloque économique, est le premier homme politique français à venir depuis la réconciliation officialisée mercredi à Londres, en marge du G20, par une rencontre des présidents Nicolas Sarkozy et Hu Jintao.
Pékin boudait la France depuis un entretien entre M. Sarkozy et le chef spirituel des bouddhistes tibétains, le dalaï lama, en décembre, et avait exigé des "mesures concrètes" de la France qui avait apparemment exclu de s'excuser.
Dans un communiqué conjoint, objet de longues tractations et publié à la veille du G20, la France "récuse tout soutien à l?indépendance du Tibet sous quelque forme que ce soit".
Ce texte, aboutissement d'un "compromis fertile", est "plus précis, plus engageant", a assuré M. Raffarin devant des journalistes français.
Mais il n'a pas pu indiquer si toute rencontre entre M. Sarkozy et le dalaï lama, dont le nom n'est pas cité dans le communiqué, était désormais exclue.
"La relation était vraiment en difficulté (...), nous avons fait de gros efforts pour trouver la perspective d'une sortie", a dit M. Raffarin, "un accord, mais pas à n'importe quel prix".
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