
Peng, qui avait été en contact avec des volailles vivantes, était tombée malade le 7 janvier et sa contamination par le virus H5N1 hautement pathogène avait été confirmée neuf jours plus tard, selon un communiqué du ministère chinois de la Santé.
La fillette, dont la mère est morte début janvier d'une pneumonie, est sortie mardi de l'hôpital de la province du Shanxi (nord), où elle avait été hospitalisée dans un état critique, a précisé le texte.
"Peng est la première patiente à s'être rétablie et à être sortie de l'hôpital parmi les huit cas récents recensés de grippe aviaire et elle est actuellement la plus jeune patiente dans le pays à avoir été guérie", affirme le communiqué.
Selon les autorités, il n'y a pas assez d'éléments pour établir que la mère de la fillette est décédée du virus H5N1.
Depuis le début de l'année, la Chine a fait état de huit cas humains de grippe aviaire, dont cinq ont été mortels.
La Chine n'avait enregistré aucun mort de la grippe aviaire depuis fin février 2008, cependant l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a affirmé qu'il n'existait aucune preuve d'une épizootie pour l'instant.
Toutefois, Vincent Martin, conseiller technique en Chine pour l'agence de l'ONU pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO), n'en a pas écarté la possibilité.
"Il a pu y avoir une certaine circulation du virus ou probablement quelques épizooties dernièrement", a-t-il dit à l'AFP.
Toutefois, a-t-il ajouté, la FAO n'a été informée d'aucun cas chez des volailles depuis décembre et attend désormais plus d'informations de la part des autorités sanitaires chinoises.
Pour Lo Wing-lok, s'il n'y a eu aucune épizootie, alors que des cas mortels se sont produits, cela peut s'expliquer par une mutation du virus.
"Il se peut que le virus ait changé et par conséquent il se transmet plus facilement entre les oiseaux et l'homme", dit-il.
Les cinq derniers décès provoqués par le virus H5N1 portent à 25 le nombre de cas mortels de grippe aviaire en Chine depuis 2003, selon un décompte de l'OMS.
Abritant la plus grande population de volailles du monde, la Chine est considérée comme un pays sensible face au risque de pandémie.
Les poules y vivent au contact des hommes dans les zones rurales, un facteur favorisant la transmission de la maladie, car c'est souvent au contact d'oiseaux malades que les victimes contractent le virus.
Il n'existe à ce jour aucune preuve que le virus H5N1 ait déjà muté vers une forme risquant de provoquer une pandémie.
Source:
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jiDPbfrcsoETKOaAOs3EZBQj7yPg