A Chongqing, les taxis ont repris le travail après plusieurs jours de grève Les différents mouvements de grève ne semblent pas coordonnés au niveau national. Mais partout, les motifs fondamentaux de mécontentement sont les mêmes : les tarifs trop élevés de la location des véhicules et la concurrence de taxis travaillant sans licence.
A ces éléments se sont ajoutés les dernières difficultés liées à la crise économique. A Canton, les chauffeurs ont subi les conséquences de la baisse de fréquentation de la Foire d'import-export et se sont mis en grève le 16 novembre. Selon Sun Dali, manager de la compagnie cantonnaise Lishifeng, les chauffeurs de la capitale du Guangdong ont dû faire face à une baisse de 30% de leurs revenus durant cette période.
A Chongqing, la quatrième ville du pays, c'est un début de pénurie de gaz naturel, carburant utilisé par la plupart des taxis de l'agglomération, qui a déclenché les arrêts de travail début novembre. Plus de 8000 chauffeurs se sont mis en grève. Des manifestations ont pris un tour violent. Selon Zhou Li, vice-directeur de la communication du Comité du Parti Communiste de Chongqing, les grévistes auraient endommagé 103 taxis et 3 véhicules de police. Des chauffeurs non-grévistes et leurs passagers auraient été expulsés de leurs véhicules. De nombreuses arrestations ont eu lieu, bien qu'aucun chiffre officiel n'ait été rendu public. Selon l'agence de presse officielle Chine Nouvelle, les grévistes ont repris le travail après que les autorités locales se soient engagées à faire baisser le coût de location des véhicules et à augmenter les fournitures de carburant aux différentes stations-service de la ville.
Sur l'île touristique de Hainan, les chauffeurs de la ville de Sanya se sont également mis en grève lundi 10 novembre et ont manifesté devant le siège du gouvernement local. 21 arrestations ont eu lieu selon un porte-parole de la police locale.
Dans le district de Yongdeng, dans la province du Gansu, 160 chauffeurs se sont mis en grève et ont finalement accepté de reprendre le travail après que les autorités locales aient promis de sévir contre l'exercice illégal de la profession. La ville compte 280 chauffeurs licenciés contre 700 exerçant sans licence.
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