
Depuis le 1er janvier 2007, les journalistes étrangers n'ont plus officiellement l'obligation de demander l'autorisation préalable des autorités provinciales pour réaliser des reportages et ont en théorie le droit de se rendre dans toute la Chine, s'ils obtiennent l'accord des personnes qu'ils vont interviewer.
Même si elles sont loin d'être parfaites, les autorités locales ne les respectant pas toujours, ces mesures qui prennent fin vendredi ont été prises par la Chine pour respecter ses engagements lors de l'attribution des JO.
Depuis la fin des jeux Olympiques et Paralympiques, le sujet est régulièrement soulevé lors des points-presse du ministère des Affaires étrangères par la presse étrangère sans qu'aucune réponse ne soit apportée.
"Je vais le répéter une nouvelle fois, la Chine est fermement attachée à sa politique d'ouverture, nous continuerons à faciliter les reportages des médias et journalistes étrangers, cela ne changera pas", a déclaré mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang.
De son côté, le Club des correspondants étrangers de Chine (FCCC) a fait part de sa prudence.
"Les responsables chinois ont fait depuis un certain temps des déclarations permettant de suggérer qu'on ne va pas revenir sur l'ouverture actuelle pour les correspondants étrangers", a déclaré l'une de ses responsables Melinda Liu.
"Mais je ne peux rien dire de plus tant que je ne vois pas d'annonce officielle", a-t-elle ajouté.
Reconnaissant l'avancée que représente ces règles, le FCCC a cependant souligné que des entraves existaient toujours dans le travail des journalistes étrangers en Chine.
L'association des journalistes étrangers a recensé depuis le 1er janvier plus de 335 cas où des journalistes ont été entravés dans leur travail par des interférences des autorités.
Source:
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-37308559@7-58,0.html