Seules les cheerleaders animent les JO de Pékin Ces premières olympiades en Chine ont permis à Michael Phelps d'entrer dimanche dans la légende, le nageur américain glanant sa huitième médaille à Pékin, une de plus que le phénoménal Mark Spitz en 1974 à Munich.
La veille, le Jamaïcain Usain Bolt pulvérisait son record du monde du 100 m devant 91.000 privilégiés du "Nid d'Oiseau" sous le choc.
Deux pages formidables de l'histoire du sport tournées à Pékin parmi une floppée de records. Et il reste encore une semaine, jusqu'au 24 août.
Avec notamment cette soirée du 21 où l'icône chinoise Liu Xiang tentera de conserver son titre sur 110 m haies.
Pour le sport, ça rigole. Mais pour l'atmosphère, pas grand-chose à signaler en dehors des stades. Heureusement que la ville est tapissée aux couleurs olympiques pour rappeler que c'est le temps des JO.
Y compris au sein du principal site, fermé au grand public et sous haute sécurité, l'ambiance est terne. Aseptisée. Pas ou peu d'animations, de restaurants, de bars.
"Je pensais qu'il y aurait des pétards, des feux d'artifice chinois, de la nourriture chinoise, il n'y a rien", se lamente Andrew Mackenzie, touriste australien.
Autour du "Nid d'Oiseau" et du "Cube d'eau", les vastes espaces sont peu propices à l'amusement. Rien n'a été prévu. Alors, on se prend en photos en mangeant des chips.
Plutôt que de laisser la joie déborder, les autorités chinoises ont privilégié le contrôle, n'ayant guère confiance dans les grands rassemblements d'où pourraient émerger des contestataires.
Avant le début des jeux, le 8 août, le gouvernement avait déjà procédé à un nettoyage de Pékin. Dans tous les sens du terme. Les migrants bâtisseurs de cette ville olympique moderne ont été priés de repartir chez eux. Les dissidents ont été mis sous l'éteignoir.
Quelque 150.000 membres des forces de l'ordre ont été déployés dans la ville pour s'assurer que les militants des droits de l'Homme et du Tibet ne puissent s'exprimer. Il y a bien eu quelques manifestations d'activites étrangers, vite réprimées.
Dans les parcs désignés par les autorités pour protester, les demandes sont systématiquement rejetées. Les policiers en civil sont plus nombreux que les joggeurs. "Cela montre bien que ce pays ne respecte pas les droits de l'Homme", dit l'avocat Li Fangping à l'AFP.
Une question qui ne trouble pas la plupart des champions et les visiteurs de marque, au sein d'une organisation excellente et parmi des nuées de volontaires d'une disponibilité exemplaire.
"J'ai passé une semaine merveilleuse. J'ai vu la cérémonie d'ouverture et de nombreuses compétitions qui étaient parfaitement mises en scène", a jugé le magnat Bill Gates, fondateur de Microsoft.
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