dictionnaire fr-cn site
Le Club
(Presque
20 000
inscrits!!!)
A Robert Badinter, qui lui demandait si "pendant la trêve olympique la Chine avait au moins suspendu ses oppressions, ses arrestations (...), la réponse a été très précise : 'Non. Pendant que se déroulent les Jeux, l'oppression du peuple tibétain et la répression continuent'", a rapporté le sénateur socialiste. Le chef spirituel des Tibétains a aussi évoqué "une politique de colonisation accélérée, avec peut-être un million de Chinois supplémentaires qui viendraient occuper le Tibet pour noyer et diluer la population tibétaine", a indiqué le député socialiste Jean-Louis Bianco, vice-président du groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale.

Un peu plus tôt, lors d'une conférence de presse, le dalaï-lama avait insisté sur le caractère "spirituel" de sa visite en France et s'était gardé de toute incursion sur le terrain politique. Il avait notamment affirmé son "soutien entier" aux Jeux de Pékin et dit son espoir de voir les négociations avec la Chine progresser. Interrogé sur l'avenir de la question tibétaine, éclipsée par les Jeux olympiques, il avait simplement répondu : "C'est la question que tout le monde se pose, je dois vous dire que je n'en sais rien". La dernière réunion des émissaires tibétains avec les autorités chinoises s'est soldée par "une déception", avait-il rappelé. "Cependant, nous souhaitons poursuivre les pourparlers avec le gouvernement chinois."

L'ELYSÉE INVITE LES PRIX NOBEL

Il s'était également gardé de tout commentaire sur la discrétion avec laquelle les autorités françaises le recevaient, et notamment cette rencontre à huis clos avec les parlementaires. "C'est à vous de demander aux représentants du gouvernement et au Sénat pourquoi ils ont décidé de nous recevoir ainsi dans une pièce à part et non en assemblée plénière, avait-il dit. En ce qui me concerne, ce n'est pas mon 'rayon', car ma visite est d'ordre spirituel et non d'ordre politique." La décision de ne pas accueillir officiellement le dalaï-lama au Sénat ou à l'Assemblée nationale et de le recevoir sans journalistes, avait été interprétée par certains parlementaires, de gauche comme de droite, comme une volonté de ménager les autorités chinoises. "Ce genre de médiocrité n'est pas digne de la France, avait lancé sur France 2, mercredi matin, Jean-Louis Bianco. Ce n'est pas en se comportant avec une telle mollesse, j'allais dire comme une carpette, qu'on gagne le respect."

Le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a répliqué par un communiqué annonçant que le chef spirituel des Tibétains serait reçu par Nicolas Sarkozy le 10 décembre, confirmant une information du Parisien. Tenzin Gyatso sera accueilli dans le cadre d'une invitation lancée à l'ensemble des prix Nobel de la paix pour commémorer la signature, le 10 décembre 1948 au Palais de Chaillot, de la Déclaration universelle des droits de l'homme, a précisé M. Karoutchi. Mais l'Elysée n'a pas confirmé la date de cette rencontre. Interrogé sur ce sujet à l'issue de sa rencontre avec les parlementaires, le dalaï-lama a indiqué qu'il devrait normalement se trouver aux Pays-Bas le 10 décembre, mais qu'il "souhaitait" malgré tout venir à Paris à cette date.
 
Plan du Site
Le site Chine-Nouvelle.com est développé par Jazar (UK) Ltd.
Tout droits réservés © 2005 - 2008

page served in 0.027s