Dong Jia, journaliste à l'agence officielle Chine nouvelle, fait un reportage depuis le centre de presse des JO Pour expliquer les espoirs déçus de médailles chinoises aux JO de Pékin, des responsables invoquent la pression pesant sur les épaules des athlètes, chez eux, en raison des attentes du public et des médias.
Pour les premiers Jeux organisés à la maison, la Chine vise à devenir la première nation sportive devant les Etats-Unis. Cependant, pour certains athlètes, les espérances semblent trop élevées.
Samedi, Du Li, la tenante du titre au tir à la carabine 10 m, solide espoir de médaille d'or, a craqué dès le premier plomb, terminant 5e.
Interviewée en pleurs par la télévision nationale, elle a expliqué son échec par sa préparation, mais aussi par le fait qu'elle jouait devant son public.
"Peut-être que ma préparation n'a pas été assez bonne, ce qui explique que je n'ai pas pu avoir un bon niveau. Lors des qualifications, je me sentais bien, mais cela n'a pas été le cas lors de la finale. A la maison, la pression est assez forte, je n'ai pas pu rester calme", a-t-elle expliqué.
La nouvelle championne olympique, la Tchèque Katerina Emmons, n'a pas été surprise par ce passage à vide.
"Du n'a pas supporté la pression. Je n'ai pas parlé avec elle, à cause de la barrière de la langue, mais ça se voyait à l'entraînement, les médias étaient tout le temps sur son dos", a-t-elle expliqué.
La presse mise en cause
L'entraîneur de l'équipe de Chine, Wang Yifu, double champion olympique (pistolet à air comprimé) à Barcelone (1992) et Athènes (2004), s'en est d'ailleurs pris aux journalistes chinois.
"Du Li n'a pas du tout été en-dessous de ses capacités, ce n'est qu'une jeune femme d'un peu plus de 20 ans, vous lui imposez trop de pression!", a-t-il lancé.
Du Li aura une occasion de se racheter jeudi avec la finale de la carabine petit calibre 3 positions.
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