Expo - La Chine ancestrale à la Pinacothèque
17 avril 2008 - France Soir
La Pinacothèque à Paris expose pour la première fois en Europe un ensemble de pièces venues de la Chine ancestrale.
|
Expo - La Chine ancestrale à la Pinacothèque
17 avril 2008 - France Soir
La Pinacothèque à Paris expose pour la première fois en Europe un ensemble de pièces venues de la Chine ancestrale.
![]() Chine, année 210 avant Jésus-Christ. L’empire du Milieu ne s’appelle pas encore la Chine. Mais c’est bien l’empereur Qin (prononcez Tsin) qui va donner son nom à ce gigantesque Etat qu’il a tant bien que mal centralisé. Obsédé par la mort à la fin de sa vie, l’homme qui légua à la Chine les institutions politiques qu’elle gardera jusqu’au XXe siècle fit sculpter toute une armée pour l’accompagner dans son dernier voyage.
Restés pendant des siècles ignorés, ces soldats de terre furent découverts en 1974. Imaginez la stupeur des archéologues. Car il ne s’agit pas d’une petite armée, dont chaque soldat ressemblerait à son voisin. Non. Le mausolée de Qin, actuellement visible dans la province du Shaanxi, abrite 8.000 statues d’hommes et de chevaux, toutes différentes les unes des autres. Vêtements, visages, expressions et même posture, chaque personnage a sa personnalité propre. Un travail de titan pour accompagner un empereur dans la mort. La présentation de certains de ces soldats taillés dans la terre représente le clou de cette exposition organisée à Paris. Mais la Pinacothèque n’a pas souhaité en faire l’élément central. Si l’empereur Qin est resté célèbre dans l’histoire et la légende pour sa cruauté, il a aussi légué à la Chine naissante un héritage aujourd’hui encore visible. Ce ne sont pas seulement les institutions et la culture qui ont été marquées par ce roi autoritaire mais aussi des monuments visibles de la lune : la muraille de Chine a été commencée sous son règne. La Pinacothèque nous entraîne donc dans les racines de la culture de cet état gigantesque qui fait aujourd’hui la une de l’actualité. Venus de très loin, ces objets et statues nous rappellent la puissance culturelle de la dynastie Qin qui ne perdura pas mais laissa à la Chine un héritage sans prix : une unification de la langue et de l’écriture grâce à laquelle l’empire eut l’influence qu’on lui connaît. Les Soldats de l’Eternité, les Guerriers de Xi’an, à la Pinacothèque jusqu’au 14 septembre. 28, place de la Madeleine, 75008 Paris. Tarifs : 8 et 10 euros, gratuit pour les moins de 12 ans. Renseignements : 01.42.68.02.01. |