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Il y a le relais chahuté de la flamme olympique; le débat, de plus en plus concret en Europe, autour d'un boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux. Quelques accrochages également entre le Comité international olympique et les autorités chinoises. Mais il y a aussi la situation au Tibet, toujours coupé du monde. Pékin vient de le rappeller en rejetant la demande de visite sur place que lui avait soumise Louise Arbour, Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme.

La demande avait été formulée le 27 mars.

Deux semaines après les violents affrontements de Lhassa.

C'était aussi au lendemain d'un court séjour organisé pour une dizaine de journalistes étrangers et à la veille du voyage tout aussi encadré d'une quinzaine de diplomates.

Depuis, la région autonome, comme la plupart des zones administratives tibétaines des provinces voisines, sont inaccessibles. Y compris aux touristes et à nombre de résidents non-chinois. Ecartés, à mesure qu'affluaient les renforts militaires.

C'est ce huis clos répressif, assorti d'un appel à la guerre populaire, qui motivait évidemment l'ancienne juge à la Cour suprême canadienne, ballotée, comme tous les observateurs, entre la propagande chinoise et les rumeurs insistantes de rafles massives et d'exécutions sommaires.

Sept experts onusiens des droits de l'Homme ont fait état, eux, ce jeudi, d'informations sur des arrestations en grand nombre et sur des tirs meurtriers des forces de sécurité contre des manifestants. Ils ont exhorté Pékin à donner libre accès à la région. Sans illusion, au moment où non seulement la Chine dit non à Louise Arbour mais semble revenir sur sa promesse de réouverture du Tibet au tourisme, le 1er mai.
 
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