Après 84% des bulletins dépouillés, l’ancien maire de Taipei disposait d'une avance de 17 points sur son rival du Parti démocratique progressiste (DPP, au pouvoir) Frank Hsieh.

Ma Ying-jeou, le 22 mars 2008.
Les 17 millions d'électeurs taiwanais ont choisi le candidat qui leur proposait une attitude plus conciliante avec la Chine communiste. La question des relations entre les deux pays a en effet, naturellement, été au cœur de la campagne électorale.
Ma Ying-jeou, dont le parti a déjà remporté les législatives en janvier dernier, veut construire un marché commun avec la Chine. Les relations commerciales entre Pékin et Taipeh sont déjà très développées puisque les Taiwanais ont investi 100 milliards de dollars en vingt ans sur le continent.
Seuls des charters circulent entre les deux pays
Mais l'économie taiwanaise n'est pas au mieux. Les salaires stagnent et les prix sont à la hausse. Ma Ying-jeou veut donc y remédier en rapprochant plus encore les deux économies.
Pour ce faire, il rompra avec la rhétorique anti-chinoise à laquelle le président sortant Chen Shui-bian avait habitué les milieux internationaux et une population taiwanaise qui avait fini par s'en lasser.
L'un des premiers dossiers du président élu – il prendra ses fonctions au mois de mai – sera celui des relations aériennes entre Taiwan et la Chine communiste. Actuellement, seuls circulent entre les deux pays des charters, surtout en période de vacances.