
La commission a réuni au Vatican du 10 au 12 mars les responsables des dicastères de la Curie romaine et plusieurs représentants de l'épiscopat chinois et des congrégations religieuses.
La réunion présidée par le numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a été notamment consacrée aux réactions à la lettre adressée par Benoît XVI aux catholiques chinois en mai 2007.
"En ligne avec les indications exprimées par le pape dans sa lettre, la volonté d'un dialogue constructif et respectueux avec les autorités civiles a été à nouveau exprimé", affirme le communiqué.
Les participants ont été reçus par Benoît XVI qui les a encouragés à continuer à oeuvrer en faveur des catholiques de Chine, précise le communiqué.
"Plusieurs aspects importants concernant la mission de l'Eglise en tant +qu'instrument du salut+ pour le peuple chinois" ont été abordés, selon le Vatican.
Il a notamment été question de "l'évangélisation dans un monde qui vit la mondialisation" ainsi que de "l'application de la doctrine du (concile) Vatican II sur la nature et la structure de l'église en Chine".
Une précédente réunion sur la Chine avait déjà eu lieu au Vatican en janvier 2007.
La Chine et le Saint-Siège ont rompu leurs relations diplomatiques depuis la reconnaissance de Taiwan par le Vatican en 1951. La rupture s'est aggravée en 1957 avec la création par les autorités de Pékin d'une Eglise catholique "patriotique" indépendante du pape, provoquant une scission parmi les fidèles et le clergé.
Le rétablissement de ces relations est un enjeu pour Pékin qui souhaite améliorer son image à l'étranger, comme pour le Vatican qui veut rassembler les quelques millions de catholiques chinois sous l'autorité du pape et obtenir plus de liberté pour l'Eglise.
Il y a, selon le Vatican, entre 8 et 12 millions de catholiques en Chine, qui sont restés fidèles au Saint-Siège et font partie de l'Eglise "clandestine".
Source:
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/080313142203.ilsdlykb.htm