
Vivant sous les menaces, ces trois femmes courent le grand risque d'être arrêtées et emprisonnées pour longtemps. Femme de Hu Jia, un écrivain dissident en prison depuis décembre 2007, l'écrivaine Zeng Jinyan est placée, avec son bébé de trois mois, en résidence étroitement surveillée à Pékin. Membre du Centre Pen Chinois Indépendant, l'écrivaine Li Jianhong est sujette à d'intenses harcèlements policiers. Exilée à Pékin, l'écrivaine tibétaine Tsering Woeser souffre de sévères harcèlements depuis l'interdiction de son deuxième livre intitulé Les Notes sur le Tibet.
Ce 8 mars est aussi l'occasion de rappeler la brutale répression contre les cyberdissidentes et défenseuses des droits humains au Vietnam, Tran Khai Thanh Thuy et Le Thi Cong Nhan. La première, qui souffre de tuberculose et de diabète, relâchée récemment après 9 mois de détention, a été violemment frappée par l'un des policiers de sécurité lors son arrestation à Hanoi, puis en détention par une détenue de droit commun. Quant à Le Thi Cong Nhan, elle avait entamé une grève de la faim le 27 décembre 2007 pour protester contre ces conditions de détention devenues insupportables. Et puis, le 3 janvier 2008, malgré son état de santé précaire, elle a été déportée très tôt le matin vers un autre camp de concentration plus grand et plus redoutable, à plus de 200 km au sud de Hanoi.
Nguyên Hoàng Bao Viêt, du Centre des écrivains vietnamiens en exil CEVEX, membre du Centre suisse romand du Pen international
Source:
http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/communaute/courrier_des_lecteurs/detail_courrier/(contenu)/202852