
"En raison d'une période soutenue de croissance économique de la Chine et de l'Inde, le monde se dirige vers des risques importants de changements climatiques dangereux plus rapides que cela avait été jusqu'alors admis", indique le document.
Rédigé par un professeur d'économie, Ross Garnaut, ce rapport préconise un engagement international plus fort, estimant que les mesures actuelles "sont bien loin de permettre d'obtenir une réelle baisse des émissions de gaz à effet de serre".
La seule réponse réside dans la mise en oeuvre de techniques plus propres pour assurer l'expansion économique, a indiqué l'expert.
"L'augmentation plus rapide des émissions rend les mesures pour l'endiguer plus coûteuses et plus urgentes. Le défi est de stopper le liens entre émission de gaz à effet de serre et croissance économique", relève-t-il.
Depuis son arrivée au pouvoir en novembre dernier, le Premier ministre travailliste, Kevin Rudd, qui avait commandé ce rapport, a fait de la lutte contre le changement climatique une priorité de sa politique.
Sa toute première décision officielle a ainsi été de ratifier le protocole de Kyoto, sur la réduction des émissions de CO2, après onze années de refus de son prédécesseur, John Howard.
Le rapport recommande en outre au gouvernement australien d'aller au-delà de son engagement actuel de diminuer de 60% les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, sans toutefois fixer d'objectif.
Source:
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34402245@7-50,0.html