Mobilisation générale en Chine avant les JO
20 décembre 2007 - cyberpresse.ca
L'événement permet aussi d'accélérer la transformation urbaine de Pékin, à la traîne par rapport à sa rivale Shanghai.
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Mobilisation générale en Chine avant les JO
20 décembre 2007 - cyberpresse.ca
L'événement permet aussi d'accélérer la transformation urbaine de Pékin, à la traîne par rapport à sa rivale Shanghai.
![]() En 2007, la Chine a décrété la mobilisation générale pour les jeux Olympiques de Pékin, les premiers de son histoire et l'occasion de montrer au monde sa fierté retrouvée.
Si à Athènes, lors des jeux précédents, les compétitions avaient commencé, alors que le ciment était à peine sec, la Chine a tout fait pour être dans les temps, et même en avance. La plupart des lieux, où se dérouleront les compétitions du 8 au 24 août 2008, seront achevés fin 2007. Le principal, le stade olympique, surnommé «le nid d'oiseau» et emblème de ces prochains jeux, doit l'être en avril. En octobre, Hein Verbruggen, président de la commission de coordination du Comité international olympique (CIO), a qualifié de «triomphe» la vingtaine d'épreuves tests organisées un an avant. Reconduit au même moment pour cinq nouvelles années à la tête du Parti communiste chinois (PCC), le numéro un Hu Jintao s'est engagé, devant les délégués du Congrès du PCC, à tout faire «pour assurer le succès des jeux». Fierté retrouvée Car ces derniers seront l'occasion pour les autorités de montrer le progrès économique de la Chine, quatrième puissance économique mondiale à la fierté retrouvée. Avec l'objectif inavoué de gagner le plus de médailles d'or possibles et à dépasser les États-Unis. L'événement permet aussi d'accélérer la transformation urbaine de la capitale, à la traîne par rapport à sa rivale Shanghai. Quelque 40 milliards de dollars ont été investis dans des édifices, des routes, des lignes de métro ou pour moderniser l'aéroport, qui accueillera des milliers de sportifs, chefs d'État, journalistes et autres visiteurs étrangers. Dans le même temps, les autorités de la ville ont poursuivi les campagnes de masses, dans le style communiste, pour éduquer les Pékinois et éradiquer les «mauvaises» habitudes (crachats ou non respect des files d'attentes). Un échec, d'importance, a secoué le bel édifice: la panne du système informatique pour la deuxième phase de la vente de tickets sur Internet fin octobre. Le chef du département des ventes a été congédié, les organisateurs contraints de s'excuser et la vente a repris le 10 décembre. D'autres ombres au tableau subsistent, comme la pollution de l'air ou le respect des droits de l'homme. Écologie et droits de l'Homme S'étant engagé à organiser des «jeux écologiques», Pékin a annoncé la mise en place de normes plus sévères pour les émissions de dioxyde de soufre qui progressent rapidement en raison du nombre croissant - désormais 3,1 millions - de voitures circulant en ville. La pollution reste un des soucis majeurs du CIO, en particulier pour les épreuves d'endurance. Son président Jacques Rogge a même déclaré envisager de devoir «déplacer certaines épreuves afin de protéger scrupuleusement la santé des athlètes». Le Comité d'organisation des Jeux (Bocog) affiche son assurance. «Nous viendrons à bout des difficultés et organiserons de formidables jeux olympiques l'an prochain», a déclaré Jiang Xiaoyu, vice-président du Comité. Les principales critiques proviennent des organisations des droits de l'Homme. «La Chine s'était engagée en 2001, lorsqu'elle était candidate à l'organisation des jeux, à améliorer la situation des droits de l'Homme et elle avait promis moins de censure», a rappelé en décembre la secrétaire générale de l'antenne allemande d'Amnesty, Barbara Lochbihler. «Mais jusqu'à présent, elle ne s'y est que peu tenue», a-t-elle ajouté. L'un des plus célèbres dissidents chinois en exil, Wei Jinsheng, a même suggéré que le gouvernement décroche le portrait géant de l'ancien président Mao Zedong suspendu au dessus de la place Tiananmen à Pékin et le remplace par les anneaux olympiques pendant la durée des jeux. Le président américain George W. Bush, qui viendra à Pékin pour les JO, a pressé Pékin de faire de l'événement une vitrine de la tolérance. |