
Les membres du G7 avancent qu'une « appréciation accélérée » du yuan aura pour la Chine l'avantage de réduire la pression inflationniste induite par le coût élevé de ses importations. Mais cet appel vise avant tout à modérer l'impact sur les économies occidentales des exportations chinoises, en hausse constante depuis des années.
Américains et Européens estiment que Pékin fausse le jeu du libre marché en maintenant volontairement le yuan sous-évalué par rapport au dollar, dans d'étroites marges de fluctuation. Cette pratique aurait contribué à la croissance de ses exportations, creusant davantage le déficit commercial des pays occidentaux vis-à-vis de la Chine, au premier chef les États-Unis.
La Chine a en fait commencé en 2005 à apprécier sa monnaie, mais n'a pas l'intention d'accélérer le mouvement, mettant de l'avant les risques d'instabilité économique que cela pourrait entraîner.
Une autre monnaie problématique
Cependant, chez certains membres du G7, c'est davantage l'évaluation du dollar américain qui fait problème. Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, estime que les Canadiens paient le prix, au chapitre de leurs exportations, d'un dollar américain faible, et appelle à un rééquilibre des monnaies.
La faiblesse du dollar américain inquiète aussi les pays européens qui voient l'Euro grimper sans cesse face au dollar américain. La monnaie européenne dépassait les 1,43 $US, quelques heures avant la réunion, vendredi.
Les ministres des Finances du G7 ont conclu, au terme de leur tour d'horizon de l'économie mondiale, que la croissance reste forte pour une cinquième année de suite, malgré un certain ralentissement causé par les turbulences sur les marchés financiers, les prix élevés du pétrole et les soubresauts du marché immobilier américain.
Le G7 rassemble les sept pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).
Source:
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2007/10/20/001-g7-finances-fin.shtml