
Depuis 1997, l'EM Lyon a noué de multiples partenariats avec des universités chinoises. Elle ajoute cette année une collaboration à son arc grâce au projet de campus géré conjointement avec la East China Normal University de Shanghai.
« Nous avons soumis notre projet à plusieurs universités, explique Yves-Henri Robillard, représentant de l'EM Lyon en Asie. Parmi les critères qui ont fait la différence, la motivation et l'engagement de l'université shanghaienne au plus haut niveau ont été déterminants. »
Le partenariat intègre les objectifs de l'école française et ceux de l'université chinoise. Cette dernière s'oriente vers l'international,
collaborant déjà avec l'université de New York et les Écoles Normales Supérieures françaises.
Les actions concrètes démarrent dès novembre avec l'organisation d'un séminaire d'une semaine pour les participants d'un programme d'entraînement à la Direction Générale.
« Une première session pilote de quatre mois sera ouverte en mars 2008, avec une quarantaine d'étudiants de la formation initiale, ajoute Yves-Henri Robillard. D'ici à cinq ans, il y aura trois sessions annuelles, accueillant chacune 180 élèves. La réciproque est prévue à Lyon, mais notre partenaire n'est pas encore prêt pour cela. »
La vocation du nouveau campus est d'ouvrir une fenêtre sur la culture chinoise et plus largement asiatique. « Les cours traiteront également de l'Inde, du Japon, de la Corée etc. », précise Yves-Henri Robillard. Chacune des matières sera abordée en lien avec les spécificités liées à la Chine et aux pays environnants. »
La collaboration entre l'EM et la faculté chinoise permettra aux étudiants des deux pays de mieux appréhender les différences managériales et culturelles avant de les expérimenter dans le milieu professionnel.
« De nombreux dirigeants chinois échouaient dans leur entreprise internationale car ils avaient du mal à se positionner en leader, pris entre les feux du siège et leurs équipes locales, illustre Yves-Henri Robillard. Par exemple, ils peinaient à expliquer et appliquer sur le terrain des décisions prises au siège et éprouvaient des difficultés à faire passer leurs idées et leurs projets au plus haut niveau. Ces malentendus ont parfois conduit à des échecs cuisants avec des conséquences économiques importantes pour les sociétés. »
Quant aux étudiants français, ils seront mieux préparés à un avenir où les entreprises chinoises seront plus présentes, qu'elles soient partenaires ou concurrentes. « En maîtrisant ces éléments culturels et ces différences managériales, ils éviteront les problèmes d'incompréhension et seront plus efficaces, conclut Yves-Henri Robillard. »
Source:
http://www.aujourdhuilachine.com/article.asp?IdArticle=4411