Sos pour un étudiant sénégalais en détresse en Chine
4 septembre 2007 - walf.sn
Je suis étudiant sénégalais boursier de la coopération sino-sénégalaise dans le domaine de l’éducation. Je suis arrivé en Chine le 1er septembre 2006.
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Sos pour un étudiant sénégalais en détresse en Chine
4 septembre 2007 - walf.sn
Je suis étudiant sénégalais boursier de la coopération sino-sénégalaise dans le domaine de l’éducation. Je suis arrivé en Chine le 1er septembre 2006.
![]() En venant du Sénégal, par rapport à mon choix pour la filière d’étude (Ph.D. en Commerce international) que je voudrais poursuivre en Chine, j’avais reçu une lettre d’admission du Csc (Chinese Scholarship Council) sur laquelle il était mentionné que je devrais faire un Ph.D. en Commerce international à Jilin University où je suis d’ailleurs depuis mon arrivée en Chine. Je vous signale au passage que l’on avait seulement le choix pour les filières, mais pas pour les universités puisque n’ayant pas connaissance de celles-ci au Sénégal.
C’est donc le Csc, en fonction de la demande de la filière de l’étudiant, qui oriente dans les différentes universités chinoises. Comme prévu je devais faire un an de langue chinoise que j’ai déjà bouclé en juillet, avant d’entamer mon Ph.D. en ce mois de septembre. Au mois de juin, à ma grande surprise, j’ai découvert que mon programme de Ph.D. n’existe pas dans l’université où j’ai été admis ; c’est-à-dire Jilin University. J’en fais part aux autorités de ladite université qui me disent de chercher une université pour un transfert. On était déjà au mois de juin où la plupart des universités avaient déjà clos leurs admissions pour 2007-2008. Pire, ce n’était pas à moi de faire cela, dans la mesure où ce sont les autorités chinoises elles-mêmes qui ont commis l’erreur de m’orienter quelque part où ma filière n’existe pas. J’ai contacté le Csc (Chinese Scholarship Council), l’institution à travers laquelle je suis venu en Chine qui a dégagé aussi sa responsabilité par rapport au problème. J’en ai parlé aussi aux autorités de l’ambassade du Sénégal à Pékin qui ne parviennent pas à trouver une solution avec le Csc. Cela fait trois mois déjà que je vis cette situation éprouvante. A quelques jours du démarrage des cours, je ne sais pas dans quelle université je serai et pire même, je ne sais pas si je resterai en Chine ou pas si ni le Csc ni mon université ne veulent être responsable de ce qui s’est passé. Cela ne se passerait dans aucun pays du monde même dans les nôtres qu’on dit sous-développés. A ce propos, j’interpelle nos autorités, à savoir le ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio, le ministre de l’Education, Moustapha Sourang, sur ce problème afin qu’elles saisissent leurs homologues chinoises. En outre, je leur fais comprendre que cela n’est pas une coopération dans la mesure où l’institution à travers laquelle je suis venu ici dégage toutes ses responsabilités par rapport à une erreur qu’elle a commise. Comment se fait-il qu’une organisation qui attribue des bourses oriente des étudiants sans savoir les filières qui existent dans les différentes universités ? Daouda CISSE Etudiant sénégalais en République Populaire de Chine |