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Histoire

Jeune fille ouzbek
Le nom ouzbek tire son origine du khan Ouzbek, un des dirigeants locaux sous l’empire mongol, au XIVe siècle. Ce khan musulman diffusa l’islam dans son khanat. Au XVe siècle, bon nombre d’Ouzbeks se déplacèrent dans la vallée de la rivière Chu, où on les appela Kazaks. Ceux qui demeurèrent dans la région du khanat continuèrent à être connus comme Ouzbeks, lesquels formèrent plus tard l’alliance ouzbek. Les ancêtres des Ouzbeks déménagèrent au Xinjiang depuis l’Asie centrale dans les temps anciens. Sous la dynastie des Yuan (1279-1368), des marchands ouzbeks voyageaient souvent le long de la route de la Soie à travers le Xinjiang pour se rendre par affaires vers les régions intérieures. Aux XVIe et XVIIe siècles, les caravanes ouzbeks se servaient de Yarkant du Xinjiang comme entrepôt pour y mener leurs transactions sur la soie, le thé, la porcelaine, la fourrure, etc. Certains marchands ouzbeks transportaient des marchandises vers l’intérieur en passant par Aksu, Turfan et Suzhou (l’actuelle Jiuquan de la province du Gansu). Au cours de cette période, les Ouzbeks de l’Asie centrale commencèrent à s’établir dans certaines villes du Xinjiang, et leur nombre a augmenté d’année en année.

Après la guerre de l’Opium, le Xinjiang tomba aux mains des impérialistes, et l’Angleterre et la Russie se livrèrent une âpre bataille pour s’emparer des riches ressources et du vaste marché du Xinjiang. En vertu de traités inéquitables, la Russie tsariste annexa de grandes portions de terres du Xinjiang et y acquit des privilèges économiques, de sorte que la Russie monopolisa le commerce du nord du Xinjiang. Beaucoup de marchands russes y vinrent pour acquérir des matières premières à bon marché. À partir des années 1880 et jusqu’au début du XXe siècle, on trouvait des marchands russes dans les grandes villes du Xinjiang. Cette période influença longtemps les affaires commerciales des Ouzbeks, ainsi que leur économie.

Vers la fin du XIXe siècle, les marchands ouzbeks, gros et petits, faisaient de l’import-export et étaient ou bien dépendants ou très liés aux capitaux étrangers. Certains édifièrent même des sociétés de commerce. Ces sociétés avaient des liens directs avec des entreprises en Angleterre, en Russie, en Inde et en Afghanistan. Mais beaucoup des petits marchands, par manque de fonds, n’étaient pas en mesure de faire concurrence à ces grandes sociétés; ils firent donc faillite et devinrent des agents ou des vendeurs des grandes sociétés.

Les ateliers d’artisanat des Ouzbeks, surtout dans le domaine de la soie, étaient relativement concentrés à Shache. Mais comme l’achat de matières premières et la vente des produits de l’industrie séricicole étaient largement contrôlés par les capitaux étrangers et opprimés par le système féodal local, ce secteur déclina avant d’avoir pu se développer complètement. Seuls certains types d’artisanats furent préservés, la broderie à la main de calottes, la dentelle et la literie par exemple, car ces ouvrages étaient effectués par les femmes, comme travail d’appoint.

Peu d’Ouzbeks se livraient à l’élevage. Toutefois, la population agricole était concentrée surtout à Kashgar, Shache, Bachu et Aksu et travaillait pour de riches propriétaires. Aujourd’hui, les Ouzbeks, qui vivent majoritairement dans les villes, sont des ouvriers ou des employés d’entreprises financières, commerciales ou de transport. Beaucoup sont des intellectuels qui travaillent comme professeurs.

Us et coutumes

La famille ouzbek abrite souvent trois générations. Ici, une grand-mère et sa petite-fille.
Les Ouzbeks entretiennent des liens étroits avec les autres ethnies du Xinjiang, surtout les Ouïgours et les Kazaks. Les langues ouzbek, ouïgoure et tatare appartiennent à la branche turque de la famille des langues altaïques et sont très proches. L’écriture ouzbek est une écriture alphabétique basée sur les lettres arabes. Les Ouzbeks croient en l’islam et leurs coutumes, leur habillement et leur alimentation sont pratiquement les mêmes que ceux des Ouïgours.

  • Habillement. Les hommes et les femmes portent des calottes brodées aux couleurs vives et aux motifs originaux, et certaines sont confectionnées de velours côtelé ou de velours noir. Parfois, les femmes portent un foulard par-dessus leur calotte. Les hommes portent une robe sans bouton qui atteint le genou et dont le pan droit recouvre le gauche; le col est oblique. La robe est attachée par un genre de gaine triangulaire brodée. Les femmes portent des robes amples et à plis, sans cette gaine. Les hommes portent généralement des bottes en cuir et des couvre-chaussures à coupe basse. Les bottes brodées des femmes sont magnifiques et leurs motifs sont uniques. Le col, l’ouverture et les manches des chemises des hommes sont bordés de dentelles colorées et à jolis motifs, typiques de l’artisanat de cette ethnie.
  • Alimentation. Comme les autres ethnies du Xinjiang qui croient en l’islam, les Ouzbeks ne boivent pas d’alcool et ne mangent pas de porc. Ils aiment le mouton, le bœuf et la viande de cheval, ainsi que les produits laitiers. Un genre de galette croustillante et le thé au lait forment l’alimentation de base des trois repas quotidiens; les Ouzbeks aiment également la viande mijotée avec des pommes de terre, des oignons, du miel et du sirop. Le « naren », un mélange de viande hachée cuite, d’oignons et de lait caillé, servi avec sauce et poivre, est un délice réservé aux invités. Les Ouzbeks mangent ce plat avec les doigts.
  • Habitation. Les maisons des Ouzbeks offrent différentes conceptions. Certaines ont des greniers ronds, mais la plupart sont des maisons rectangulaires en adobe avec toit plat. Ces structures en bois et en terre ont des murs épais, garnis de niches aux motifs magnifiques, dans lesquelles des produits peuvent être déposés. Les poutres en bois sont gravées de jolis motifs.
  • Mariage. La plupart des ménages ouzbeks sont des familles nucléaires; les parents et les enfants vivent séparément, et les frères vivent séparés les uns des autres. Il y a aussi des familles au sein desquelles cohabitent trois générations. Le mariage entre parents ou entre personnes de différentes générations est strictement interdit. Par tradition, les Ouzbeks ont de nombreux liens maritaux avec les Ouïgours et les Tatars. Autrefois, les mariages étaient arrangés par les parents. La famille du jeune homme devait offrir des cadeaux de fiançailles à la famille de la jeune fille et assumer les frais des noces. Selon la coutume, la cérémonie nuptiale se tient dans la famille de la fille. Ses parents offrent alors du riz frit et des sucreries aux invités durant la journée, et les nouveaux mariés se rendront dans la famille du marié durant la soirée, après la tenue d’une cérémonie selon les rites islamiques. Parfois, des parents et des amis de la mariée vont « enlever » celle-ci après la cérémonie, et le marié doit offrir des cadeaux pour la « libérer ». Lorsqu’elle est libérée, la mariée doit faire le tour d’un feu dans la cour avant d’entrer dans la maison, un héritage des anciennes traditions.
  • Funérailles. Elles sont tenues selon les rites islamiques. Les personnes qui assistent aux funérailles entourent leur taille d’une bande blanche, et les femmes couvrent leur tête d’un tissu blanc. Les enfants de la personne décédée observent un deuil de sept jours. Les 40e, 70e et 100e jours suivant la mort de cette personne, les imams sont invités à réciter des textes sacrés.
  • La joie de fêter en famille.
    Divertissements. Les Ouzbeks aiment chanter et danser, et leur folklore est attirant et mélodieux. Ils ont un grand nombre d’instruments de musique, la plupart étant des instruments à cordes et des percussions. Les danses ouzbeks sont renommées pour leur dynamisme, leur grâce et leur diversité. La plupart des danses sont des solos dans lesquels le danseur balance les bras tout en tournoyant sans cesse. La danse des Tambourins, est une des danses traditionnelles.
http://www.chinatoday.com.cn/lachine/2004/0405/14.htm
 
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