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Cette région est délimitée par les monts Altay au nord, les Pamirs à l'ouest, les Karakoram, les Altun et les Kunlun au sud. Les monts Tianshan séparent le Xinjiang en deux parties, et les climats et les paysages y sont très différents.

Histoire

Ce sont les Ouïgours (ethnie dont le nom signifie unité ou alliance et dont les origines remonteraient aux nomades Ding Ling au troisième siècle avant J.-C.) et d'autres groupes ethniques qui ont ouvert cette région à des époques très anciennes. À ce moment-là, les peuples y maintenaient des liens économiques et culturels très étroits avec la Chine centrale.

Dans les temps anciens, le Xinjiang était tout simplement appelé " contrées occidentales " et, comme en témoignent de nombreuses ruines que l'on trouve dans la région, les dynasties des Han de l'Est et de l'Ouest (206 av J.-C.- 220 apr. J.-C.) y ont été présentes. Les registres prouvent aussi que des envoyés s'y sont rendus en 138 et en 119 av. J.-C. En 60 av. J.-C., l'empereur Xuan Di des Han de l'Ouest y a établi l'Office du gouverneur des contrées occidentales pour superviser les " 36 États " au nord et au sud des monts Tianshan. De 220 à 581, cette région a été sous la dépendance du gouvernement de la Chine centrale. Au milieu du VIIe siècle, la dynastie des Tang y a établi l'office du gouverneur à Anxi (la ville de Turpan d'aujourd'hui).

Au fil des siècles, les Ding Ling furent appelés les Tie Le, les Tie Li, Chi Le ou Gao Che. De nombreuses tribus se rallièrent au sein des Tie.Le pour résister à l'oppression turque. Ces anciens Ouïgours furent finalement conquis par les Kirghizes au milieu du IXe siècle. La majorité des Ouïgours qui étaient alors disséminés dans de nombreuses régions, se déplacèrent dans les contrées occidentales, d'autres dans l'ouest de la province du Gansu. Les Ouïgours se mêlèrent peu à peu aux nomades turques et aux Han qui avaient émigré dans la région des monts Tianshan. Il y eut des mariages avec des Tibétains et des Mongols, et l'ethnie a évolué au fil du temps vers le groupe connu aujourd'hui sous le nom des Ouïgours.

Les Ouïgours ont accompli des progrès culturels et socio-économiques rapides entre le IXe siècle et le XIIe siècle. Ils se sont sédentarisés. Les liens commerciaux avec la Chine centrale se sont multipliés. On échangeait alors des chevaux, du jade, des médicaments, du thé, de la soie (route de la Soie) et de l'argent. Puis le système féodal s'est établi, avec des propriétaires de terres et d'animaux, comprenant des khans ouïgours et des officiels (Boke) à tous les échelons. À la fin du Xe siècle, l'islam a été introduit et son influence s'est tellement répandu qu'il a supplanté de nombreuses autres religions. Deux centres principaux de culture ouïgoure ont vu le jour : Turpan et Kashgar. Durant la dynastie des Yuan, les Ouïgours ont exercé une influence importante sur la politique, l'économie et la culture et beaucoup ont été nommés officiels. Au début du XIIIe siècle, Genghis Khan (1162-1227) a affecté un officiel de haut rang dans la région. Deux provinces ont été établies. Le Commandement militaire de Hami a été établi durant les Ming (1368-1644). Cette dynastie a été une époque d'instabilité et de séparatisme, sous le khanat de Yarkant, mais les liens entre les Ouïgours et les autres groupes ethniques sont devenus plus forts durant les Qing. Gerdan, chef des Dzungars du nord du Xinjiang a renversé le khanat de Yarkant en 1678 et il est devenu le chef de la région ouïgoure. Les rebellions ont étécependant fort nombreuses. Le gouvernement des Qing a instauré un système local de commandement militaire et a nommé un général à Ili. Un système de préfecture et de districts a été établi. La cour impériale a alors commencé à nommer les officiels locaux plutôt que de leur permettre de léguer leur titre à leurs enfants. Cette mesure a permis d'affaiblir le système féodal local. Au milieu du XVIIIe siècle, le Xinjiang est passé complètement sous la gouverne des Qing. Bien que les réformes politiques eussent limité les privilèges des Boke (seigneurs), le niveau de vie ne s'est pas beaucoup amélioré. Les officiels des Qing taxaient le peuple autant que les seigneurs. Cette exploitation a donné naissance au soulèvement Uqturpan en 1765, la première rebellion armée des Ouïgours contre le féodalisme. Pour préserver leur régime et se débarrasser des Qing, les propriétaires féodaux ouïgours ont alors utilisé les luttes entre factions religieuses pour encourager le nationalisme et camoufler la lutte des classes.

Peu après la guerre de l'Opium, les Ouïgours, influencés par la rébellion des Taiping et les soulèvements paysans du Yunnan, du Shaanxi et du Gansu, ont initié un soulèvement armé contre les Qing en 1864. De nombreux groupes séparatistes ont alors vu le jour. Durant cette période, des hauts dirigeants nationalistes ou religieux profitèrent toutefois de cette vague nationaliste et devinrent en quelque sorte des petits rois ou des khans. Des luttes intestines suivirent. Le commandement général du khanat de Kokand, Yukub Beg, encouragé par les Britanniques, envahit le Xinjiang en 1865 et y établit le khanat des sept villes. L'exploitation connut un sommet. Pour préserver les intérêts de la Russie et maintenir un équilibre d'influence avec la Grande-Bretagne en Asie centrale, le tsar signa, en cachette des Qing, un traité de commerce avec le commandant. Alors que les soulèvements continuaient, la Russie déclara qu'elle ne pouvait rester à ne rien faire, elle envoya des troupes à Ili en 1871 et y commenca une décennie de régime colonial.. En 1877, les Qing renversèrent Yukub Beg et recouvrèrent le Xinjiang et signèrent le traité de Ili avec la Russie en 1881. Dans ce traité, la Chine cédait de grandes superficies de terres à la Russie. Le gouvernement des Qing décida ensuite de faire de la région, anciennement gouvernée par un général à Ili, une nouvelle province qu'il nomma Xinjiang. Après 1911, le régime des Qing fut remplacé par les seigneurs de la guerre. Sheng Shicai usurpa le pouvoir au Xinjiang dans un coup en 1933. Ce fut l'époque de nombreux mouvements séparatistes. En 1933, les Communistes commencèrent leurs activités révolutionnaires dans la région. Sheng Shicai s'associa au Guomindang qui commença à régner sur le Xinjiang en 1944. Comme les taxes étaient élevées, des soulèvements eurent lieu dans certaines régions, ce qui accéléra la libération de la région en 1949. En 1953, le régime féodal avait été complètement éliminé. La Région autonome ouïgoure fut établie officiellement le 1er octobre 1955. Durant la révolution culturelle (1966-1976), les soulèvements furent nombreux et le gouvernement dut redoubler d'efforts en 1978 pour réinstaller la stabilité et amorcer une nouvelle période de développement alignée sur la réforme et l'ouverture.

Us et coutumes

Autrefois, les Ouïgours avaient une diète basée sur les fruits séchés et les céréales. Aujourd'hui, le blé, le riz et le maïs sont des aliments de base. Les Ouïgours aiment également le thé au lait avec du maïs cuit et les gâteaux de blé. Le riz sucré cuit avec du mouton, de l'agneau, des carottes et des raisins secs, des oignons est un mets de fête.

Depuis longtemps, les Ouïgours cultivent le coton et ont une industrie du tissage, de sorte que le port de vêtements de coton est chose courante dans la région. Les hommes portent une longue tunique appelée qiapan, ouverte à droite, avec un col en biais, sans boutons; à la taille, ils enroulent une longue bande de tissu. Les femmes portent des robes à manches amples et des vestons noirs avec boutons cousus sur le devant. De plus en plus cependant, la mode vestimentaire occidentale prend la place. Toutefois, tous aiment porter un petit chapeau quadrilatéral ornés de broderies au motif ouïgour. Les femmes aiment se parer de boucles d'oreille, de bracelets et de colliers. Les jeunes filles nattent souvent leurs cheveaux en plusieurs petites tresses et considèrent les longs cheveux comme un signe de féminité. Après le mariage, elles ne tresseront que deux queues de cheval et elles orneront leur chevelure de peignes en forme de croissant. Certaines ramasseront leurs tresses en chignon.

Au cours des siècles, de nombreuses mosquées, mazas (complexe funéraire de nobles ouïgours) et de séminaires ont été établis dans la région. La religion a eu une grande influence sur les affaires économiques, juridiques et éducatives, ainsi que sur les familles et le système matrimonial ouïgours. On s'est longtemps servi des règles religieuses pour épouser plus d'une femme et pouvoir les divorcer en n'importe quel temps. Le mariage des Ouïgours ordinaires étaient arrangés par les parents. Le chauvinisme mâle était courant dans les familles, et les femmes, humiliées, se retiraient souvent dans la prière. Aujourd'hui, la religion est de plus en plus une question personnelle, et comme la science et les connaissances se répandent, les vieilles habitudes féodales disparaissent peu à peu.

La littérature ouïgoure est très riche aux plans du style et du contenu. On compte d'innombrables contes folkloriques, paraboles, comédies et poèmes qui font l'éloge du courage, de la sagesse et de la bonté des gens du commun, tout en faisant la satire de la cruauté et de la folie des exploiteurs. Par exemple, Les Contes de Afandi, font la satire des Bayis et des imams qui exploitent le peuple. La grande partie de la littérature écrite des Ouïgours a été transmise depuis le XIe siècle; mentionnons le Kutadolu Biliq de Yusuf Hass Hajib et le Dictionnaire turc de Moham Kashgar, qui sont des oeuvres importantes pour ceux qui s'intéressent à l'histoire, à la culture et au langage des Ouïgours.

Les Ouïgours excellent dans la danse. Les Douze Mukams (opéra) est une épopée qui comprend plus de 340 chants classiques et danses folkloriques. Il y a une foule d'instruments de musique ouïgours, que ce soit des instruments à corde, à vent ou à percussion, dont le dutar, le rawap et le dap. Les deux premiers sont des instruments au son clair pour les solos, le dap est un tambourin en peau d'agneau avec plusieurs petits anneaux en fer qui sont attachés au rebord. On l'utilise pour accompagner la danse. Les danses ouïgoures sont légères, gracieuses, avec des chorégraphies rapides. La Danse de Sainam est la plus populaire.

http://www.chinatoday.com.cn/lachine/f2k1/f12/minzu.htm
 
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