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Femme Moinba.

Ils ont forgé des liens étroits avec les Tibétains grâce à des échanges politiques, économiques et culturels. Comme les Tibétains, ils croient au lamaïsme et ont des coutumes et un mode de vie semblables. Leur langage, qui comporte plusieurs dialectes, appartient à la famille des langues tibéto-birmanes, et beaucoup de Moinba parlent aussi le tibétain.

Dans la région de Moinyu, située au pied de l'Himalaya, les précipitations sont abondantes, le courant des rivières est rapide, la terre est fertile et le paysage est magnifique. On y cultive le riz, le maïs, l'orge de montagne, le sarrasin, le blé d'hiver, le soja et le sésame. Dans les forêts de pins, on trouve des sangliers, des ours, des renards et des rhinopithèques.

Histoire

Au cours des siècles, les autorités tibétaines ont pris diverses mesures pour consolider leur domination sur la région de Moinyu. Au milieu du XIVe siècle, celle-ci est devenue le manoir héréditaire de la faction Zhuba Geju des Tibétains. Au milieu du XVIIe siècle, le Ve dalaï-lama a unifié tout le Tibet et y a établi la lignée Gelug comme religion dominante. Il a envoyé deux de ses disciples pour y établir un bureau. Ils ont agrandi le monastère Dawang et commencé à intégrer la règle religieuse et politique dans la région.

Au milieu du XIXe siècle, le représentant de la cour des Qing au Tibet et le gouvernement local tibétain ont affecté deux officiels à Moinyu et ont donné au monastère des pouvoirs administratifs spéciaux. Chaque année, le gouvernement local tibétain imposait des impôts et administrait l'échange du sel et du riz. Les officiels locaux étaient responsables de faire appliquer les ordres, de régler les différends et d'administrer les affaires aux échelons des villages.

Durant l'administration de la faction Zhuba Geju au XIVe siècle, les Moinba se sont appauvris et vivaient sous le régime du servage.

Pendant des siècles, ils ont appliqué le mode de culture sur brûlis et la productivité est restée très basse. La chasse a fait partie de leur mode de survie et les captures étaient séparées parmi les villageois ou troquées contre des céréales et des nécessités courantes. Trois échelons de seigneurs -gouvernement, noblesse et monastère- possédaient de vastes étendues de terres, de forêts et de pâturages, ainsi que les moyens de production. Parmi les Moinba, il y avait deux catégories de serfs : les tralpa et les dudchhung. Les premiers louaient de petites parcelles de terres des seigneurs et payaient le loyer en liquide ou en espèces. Les autres, qui étaient pour la plupart des immigrants du Tibet central et des régions frontalières, accomplissaient le travail corvéable.

Aujourd'hui, il reste encore des traces de ce type de société au sein de certains villages ou clans où une partie de la terre, des pâturages et des forêts sont possession commune. Les villageois peuvent couper du bois sans frais et défricher avec l'assentiment du chef.

Us et coutumes
  • Habillement. Dans la région de Moinyu, les hommes et les femmes aiment porter un genre de robe avec tablier, ainsi qu'un chapeau en poil de yak. Ils portent des bottes à semelle molle, décorées de rayures rouges ou noires. Les femmes portent habituellement un tablier blanc, des boucles d'oreilles, des bagues et des bracelets. Dans le district de Mêdog, l'habillement est différent. Les hommes et les femmes portent une veste longue ou courte, et les femmes, une jupe longue rayée et beaucoup de bijoux.
  • Alimentation. La nourriture de base des Moinba inclut le riz, le maïs, le millet et le sarrasin. Le maïs et le millet sont moulus et on le mange en bouillie. Comme les Tibétains, les Moinba aiment aussi la tsampa (orge de montagnes rôtie), le thé au beurre et le piment.
  • Habitation. Leur maison à chevrons est construite en bois et en bambou et comporte un ou deux étages. Le toit est en chaume. Les premier et deuxième étages sont utilisés comme habitation et le rez-de-chaussée pour garder les animaux.
  • Mariage, Religion et Funérailles. Les Moinba sont monogames. Certains croient en un chamanisme primitif, d'autres au lamaïsme. Immersion dans l'eau, enterrement, funérailles célestes et crémation sont les modes de disposer des personnes défuntes.
  • Folklore. Au cours des siècles, les Moinba ont composé beaucoup de ballades et d'airs de toutes sortes. Parmi les chants folkloriques les plus populaires, on compte le " sama" et le " dongsanba " qui ressemblent beaucoup aux chants tibétains. Leurs danses sont simples et dynamiques.
  • Les Moinba observent le calendrier des tibétains et les mêmes fêtes qu'eux.

A voir également :

http://www.chinatoday.com.cn/lachine/2005/5fn2/p41ff.htm
 
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