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Les Achang
Ethnie chinoise
Plus de 90 % des quelque 27 000 Achang vivent dans les districts de Longchuan, Lianghe et Luxi de la préfecture autonome dai-jingpo de Dehong, province du Yunnan.
Jeune fille Achang.
Les autres habitent dans le district voisin de Longlin, préfecture de Baoshan. Ces régions sont situées à l’extrémité méridionale des monts Gaoligong et le climat y est chaud, la terre, fertile et bien sillonnée par des rivières. Les vallées de rivières incluent de nombreuses plaines, et les forêts denses abritent des cerfs et des ours. Les réserves de charbon, de fer, de cuivre, de plomb et de graphite abondent. Les Achang parlent une langue appartenant à la famille des langues sino-tibétaines. La plupart d’entre eux parlent aussi le chinois et la langue des Dai. Ils utilisent les caractères chinois pour écrire. Histoire socio-économiqueLes ancêtres des Achang vivaient dans les vallées des fleuves Jinsha, Lancang et Nu, dans le nord-ouest du Yunnan. Certains se sont déplacés à l’ouest du fleuve Nu et, de chasseurs, ils sont peu à peu devenus fermiers. Selon les légendes, les Achang de cette époque vivaient dans une société matriarcale au sein de laquelle les femmes avaient un rôle dominant. Durant les dynasties des Tang et des Song (618-1279), la région des Achang était contrôlée par les principautés de Nanzhao et de Dali. Pendant les Ming et les Qing (1368-1911), les Achang étaient dirigés par des chefs héréditaires nommés par la cour impériale à laquelle ils étaient soumis. Après la révolution de 1911, les seigneurs de la guerre établirent un bureau d’administration dans la région des Achang, y mettant en place le système Bao-Jia (un système administratif organisé sur la base des ménages, chaque Jia étant composé de 10 ménages et chaque Bao de 10 Jia, et par ce système, le seigneur de guerre appliquait sa règle à l’échelon de base). Avant la Libération, les Achang de la région de Lianghe vivaient dans une organisation familiale appelée « Jiahui » (rencontre familiale). Semblable au système du clan patriarcal, la Jiahui avait des règles familiales écrites et choisissait ses patriarches pour maintenir l’ordre. Les femmes étaient inférieures aux hommes et avaient peu de droits. Elles n’avaient pas le droit d’hériter. Le féodalisme dominait aussi le système économique. La culture se faisait sous le mode seigneurial : les Dai étaient les chefs seigneuriaux, mais les seigneurs étaient des Han. Il y avait peu de seigneurs achang. Sous la férule de ces chefs, la structure sociale des Achang fut démantelée. On organisa les Achang en « gang » (commune) et « zuo » (district) par lesquels les chefs dirigeaient et imposaient des taxes de tout genre. Après la Libération, le district autonome de Longchuan fut établi. Trois autres le furent en 1953 et en 1954. Puis en 1955, on procéda à la réforme agraire, et la propriété féodale de la terre fut abolie, tout comme les taxes et les privilèges féodaux. En 1958, on organisa des coopératives pour les fermiers. Aujourd’hui, les Achang sont reconnus pour la culture du riz. Ils ont bâti des systèmes d’irrigation et des centrales hydroélectriques et mécanisé la culture. Les industries locales ont été bâties à partir de zéro. Elles sont centrées sur Lianghe. On y trouve la ferronnerie, le pressage de l’huile, la teinturerie, la machinerie agricole, la production de savon et de colophane. Us et coutumes
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