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LE CHINOIS fait son grand bond en avant. 12 628 élèves sont engagés cette année dans l'apprentissage du mandarin dans le secondaire contre 9 328 l'an dernier, soit une augmentation de 35%. Passé en cinq ans de la neuvième à la sixième place des langues du secondaire, «le chinois accédera sans doute dès l'an prochain à la cinquième place, devant le russe, le portugais, l'arabe et l'hébreu», explique Joël Bellassen, inspecteur général de chinois.

Et sur la toile...
www.chine-nouvelle.com tire son épingle du jeu dans la vague de popularité du chinois mandarin sur internet.
Il y a vingt ans, l'exotisme jouait à plein dans les motivations des élèves ; aujourd'hui, ils considèrent qu'il s'agit d'un «petit anglais», une langue d'usage, la plus parlée au monde, qui facilitera leur insertion professionnelle. La France est en pointe puisqu'elle est le troisième pays à présenter des candidats au HSK (le récent test de certification en chinois, équivalent du Toefel anglais) après la Corée et le Japon.

«Des classes d'excellence»

Contrairement aux idées reçues, la progression n'est pas liée à l'augmentation de la population sinophone en France puisque 90% des élèves de chinois dans le secondaire sont de langue maternelle française. Ce n'est pas non plus un épiphénomène qui ne concerne que les beaux quartiers. Cet enseignement est même absent de grands lycées comme Louis-Le-Grand et Henri-IV à Paris ou le lycée du Parc à Lyon. En revanche, le chinois est enseigné à François-Couperin à Fontainebleau (Seine-et-Marne),au collège de Pontivy dans le Morbihan, au lycée Charles-François-Lebrun à Coutances (Manche) ou au lycée hôtelier Sainte-Thérèse à La Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine).

«Le profil des élèves s'est démocratisé», assure Isabelle Pillet qui s'inscrit en faux contre la «prétendue difficulté» du chinois bien que cette langue «impose aux élèves de travailler avec beaucoup de méthode». Les enseignants remarquent toutefois que les classes de chinois sont souvent des «classes d'excellence», quel que soit le niveau de l'établissement. Les demandes des proviseurs sont souvent «très réfléchies», argue Joël Bellassen. Les classes de BTS force de vente de Pontivy ont par exemple développé des partenariats avec une région de Chine où ils envoient régulièrement leurs étudiants.

Cependant, nombre de demandes se voient encore opposer un refus, faute d'enseignants. L'Education emploie 190 professeurs de chinois (dont la moitié de vacataires). Le nombre de postes est passé en 2005 de 3 à 8 pour le Capes et de 1 à 3 pour l'agrégation. Autant dire que sans les vacataires, les établissements auront du mal à satisfaire la demande.

Marie-Estelle Pech
 
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